Un nouveau souffle pour le statut des étudiants stagiaires
UN NOUVEAU CADRE PLUS ATTRACTIF ET MIEUX ADAPTÉ AUX BESOINS DU SYSTÈME DE Santé.
Réduction progressive de la durée d’engagement des médecins spécialistes de 8 à 3 ans,Accès au concours d’internat avancé dès la fin de la 4e année, accélérant le parcours de spécialisationNouveau cadre statutaire pour des étudiants stagiaires des facultés de .. Dans le cadre du chantier Royal de généralisation de la protection sociale et de la refonte du système national de santé, M. Amine Tahraoui, Ministre de la Santé et de la Protection Sociale, et M. Azzedine Midaoui, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, ont présenté, à l’occasion d’une conférence de presse conjointe tenue le 15 mai 2026, les principales dispositions et les objectifs du décret n° 2.26.342 relatif au statut des étudiants en médecine, pharmacie et médecine dentaire en formation, publié au Bulletin Officiel du 4 mai 2026. Ce texte actualise un cadre réglementaire datant de 1993 et introduit des évolutions visant à améliorer les parcours de formation, renforcer l’attractivité du secteur public et mieux répondre aux besoins du système national de santé. Une évolution du cadre réglementaire Cette réforme vise à moderniser le cadre de formation et d’engagement des étudiants en médecine afin de renforcer l’attractivité du secteur public, d’améliorer la stabilité des parcours professionnels et de mieux répondre aux besoins du système national de santé. À travers le décret n° 2.26.342, le Gouvernement engage une évolution majeure du modèle de gestion des ressources humaines médicales, en passant d’une logique de contrainte à une logique de fidélisation volontaire, structurée et valorisée. Attractivité et qualité de formation La réforme s’articule autour de quatre leviers principaux visant à renforcer la présence médicale sur l’ensemble du territoire national. Révision structurelle de la durée d'engagement : Le régime d’engagement de huit années est progressivement ramené à un régime pérenne de trois années. Cette mesure vise à aligner le cadre réglementaire sur les réalités observées sur le terrain et à encourager les lauréats à rejoindre le secteur public dans des conditions plus attractives et plus durables. Accélération de la spécialisation (accès à l'internat) : Le concours d’accès à l’internat est désormais ouvert dès la fin de la quatrième année d’études, contre la cinquième année précédemment. Cette mesure permet d’optimiser le calendrier de formation et de répondre plus rapidement aux besoins en médecins spécialistes. Consolidation du statut juridique au sein des GST : Le décret précise les droits et obligations des différentes catégories d’étudiants en formation (stagiaire observateur, externe, interne, résidant). Leur intégration progressive au sein des Groupements Sanitaires Territoriaux (GST) leur offre un cadre d’exercice moderne, structuré et pleinement intégré à l’offre de soins régionale, tout en renforçant la territorialisation de la formation et l’adéquation entre les besoins régionaux et les parcours de spécialisation. Revalorisation du statut des résidants et amélioration des conditions de formation : La réforme met fin aux situations professionnelles insuffisamment stabilisées en généralisant un cadre statutaire rémunéré et structuré. Les résidants sont désormais nommés, dès la première année de résidanat, au premier échelon du premier grade du cadre des médecins, pharmaciens ou médecins-dentistes, avec attribution de l’indice 509, garantissant une meilleure stabilité administrative, matérielle et sociale. Lors de leur nomination, les résidents signent un engagement de servir, immédiatement après l’obtention du diplôme de spécialité, pour une durée définie conformément aux dispositions transitoires prévues par le décret et aux textes législatifs et réglementaires en vigueur. Le décret consacre également le principe de préservation des acquis et des droits des promotions actuellement en formation. Un calendrier de transition maîtrisé et responsable La durée d’engagement au travail des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes spécialistes diplômés des promotions 2024 et 2025 est fixée à six années, à compter de la date de leur nomination. Pour les résidents, la durée de l'engagement est fixée, selon leur promotion de remise de diplôme, comme suit : Promotion 2026 : Six ans à compter de la date de nomination ; Promotion 2027 : Cinq ans à compter de la date de nomination ; Promotion 2028 : Cinq ans à compter de la date de nomination ; Promotion 2029 : Quatre ans à compter de la date de nomination ; Promotion 2030 : Quatre ans à compter de la date de nomination ; Promotion 2031 : Quatre ans à compter de la date de nomination ; Dès 2032 : Entrée en vigueur du régime définitif de 3 ans. Ce mécanisme progressif vise à assurer la continuité de la présence médicale, accompagner la transition du système de santé et garantir une mise en œuvre maîtrisée de la réforme. Projections et impact sur l'offre de soins nationale Grâce à une augmentation de 133 % des capacités de formation entre 2020 et 2025, cette réforme permettra, selon les simulations prospectives du ministère, d’intégrer 6.641 médecins spécialistes supplémentaires dans le secteur public d’ici 2032. À l’horizon 2030, le rendement du système atteindra 2 000 lauréats par an, contre environ 1.300 selon le modèle précédent. Par ce décret, le gouvernement réaffirme son engagement à améliorer les conditions de formation et d’exercice des professionnels de santé, au service d’un accès équitable aux soins sur l’ensemble du territoire national.